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M6B2

Maître d’ouvrage : Paris Habitat OPH / Maison Edouard François + BASE + JFL arrosage + Ecole du Breuil partenariat végétalisation + BET TCE + ARCOBA
Paris 13 / 26 M€ / 1,4 ha / 2016

La hauteur est le sujet écologique débattu dans toutes les municipalités : la ville ne peut s’étendre indéfiniment sur les espaces libres, et la densification passe alors par une surélévation du tissu urbain. Transgressant un dogme érigé en certitude depuis plusieurs décennies en bénéficiant d’une exception au plafond parisien des 37 mètres, l’édifice culminant de la tour M6B2 atteint les 50 m. Habiter haut c’est habiter le paysage, c’est entretenir avec son milieu des échanges privilégiés. La volonté fut de générer une «tour de la biodiversité» végétalisée à l’aide d’espèces collectées au sein du milieu naturel régional. Elle devient alors semencière : elle permet aux vents de diffuser des graines de rang 1 dans son environnement immédiat, devenant un outil d’aménagement mais aussi de régénération à l’échelle de la métropole parisienne. Loin de l’exploit ou de la provocation, la hauteur permet ici de rejoindre une aspiration primordiale pour l’environnement urbain : la biodiversité. Son revêtement de titane génère des effets de moirage qui contribuent à son aspect changeant. Si sa morphologie organique illustre sa fonction, sa vêture redonne ses lettres de noblesse à son programme : car il s’agit là de 18 étages de logements sociaux dans Paris intra-muros, dotés de balcons filants en plein ciel. Le cœur d’îlot s’étend comme une prolongation de la façade végétale, drapant jusqu’aux pieds des autres bâtiments. On peut alors déambuler dans un jardin protégé, comme hors de la ville, entre arbustes et tapis de bruyère.

Un protocole expérimental a été mis en œuvre en partenariat avec l’Ecole du Breuil pour la collecte et la mise en culture des graines (plantation à +2ans), ainsi que pour le test du système innovant de «tube planté» en façade de la tour.